Site icon Deloitte Société d'Avocats

Délais de paiement : vers un alourdissement des sanctions

Le 19 février dernier, le Sénat a adopté une proposition de loi « visant à réduire les retards de paiement afin de lutter contre les défaillances d’entreprises », qui sera discutée à l’Assemblée nationale à partir du 10 avril prochain.

Parmi les mesures proposées par le Sénat, qui cherche à rééquilibrer les rapports entre les petites entreprises et les grands groupes, l’une vise à sanctionner davantage les entreprises payant leurs fournisseurs au-delà des délais légaux.

Ainsi, l’article 1er de la proposition de loi prévoit que l’amende administrative maximum pour une entreprise violant la réglementation des délais de paiement soit désormais le plus élevé des deux montants suivants : (i) deux millions d’euros ou (ii) 1 % du chiffre d’affaires mondial hors taxes réalisé au cours du dernier exercice clos.

Le renforcement du régime de sanction n’aura d’ailleurs pas cessé au cours des 15 dernières années :

L’actuelle proposition de loi du Sénat s’inscrit dans cette trajectoire, démontrant que l’objectif poursuivi et la méthode demeurent essentiels pour le législateur.

Parmi les autres mesures proposées par le Sénat, on relève notamment :

La réglementation en matière de délai de paiement est incontestablement sévère dans son régime mais également dans sa mise en œuvre. En effet, au cours des deux premiers mois de l’année 2026, des sociétés ont déjà été sanctionnées pour plusieurs millions d’euros en raison de retards de paiement.

L’intensité des contrôles effectués par les services de la DGCCRF – et particulièrement auprès des grandes entreprises -, qui ne faiblit pas, impose avec évidence la mise en œuvre de bonnes pratiques afin de limiter les risques liés au régime des délais de paiement.

Exit mobile version